un langage de vérité

Parler un langage de vérité, c'est se référer à une tradition, à un socle suffisamment stable et clair pour s'y sentir en confiance. C'est se situer dans une longue lignée d'hommes et de femmes qui ont peu à peu façonné la psychanalyse depuis ses origines sans aucunement céder aux modes ni aux sirènes des aménagements psychanalytiques. Avant toute chose, entendons-nous donc sur les mots car ceux-ci peuvent tromper tant ils sont galvaudés. Commençons par nous rendre sur un site sérieux afin de savoir vraiment ce qu’est la psychanalyse. La présentation de wikipedia n’est pas mal ; je vous recommande toutefois de jeter aussi un oeil sur les sites des sociétés de psychanalyse, comme celui de la SPP (Société psychanalytique de Paris). Lorsque vous serez sûrs d’être au clair avec ce qu’est vraiment la psychanalyse, faites un pas supplémentaire vers votre désir et explorez le verbe « devenir ».

un chemin d'une grande exigence

« Devenir » psychanalyste en effet, et non pas « être » psychanalyste car le parcours ne connaît pas de terme tant l’apprentissage est permanent. Le chemin commence d’abord par une analyse personnelle suffisamment approfondie. « Suffisamment approfondie » signifie qu’elle ne saurait être de prime abord cadrée dans le temps puisque vous savez désormais que tout, dans l’analyse, est singulier. Chacun d’entre nous, par son histoire, a un parcours à réaliser sur le divan, qui différera évidemment d’un individu à l’autre.
Par ailleurs, une analyse personnelle doit répondre à un certain nombre d’impératifs. Elle doit être conduite par un analyste qui a évidemment vécu sa propre analyse. Il n’est donc pas inutile, loin de là, de demander à celui ou celle que nous rencontrons pour la première fois, de nous confirmer qu’il a bien vécu une analyse personnelle, et de lui demander avec quel analyste il l’a vécue et combien de temps elle a duré. Si l’analyste répond par une question ou évite de répondre, allez voir ailleurs.
Une psychanalyse doit également être vécue avec un analyste avec lequel nous n’avons strictement aucun lien, ni amical, ni affectif, ni de subordination comme un formateur ou un professeur.

l'impératif éthique

L’analyse personnelle est suivie ou comporte en parallèle une formation à la psychanalyse. L’histoire, les concepts, la technique… autant de sujets qui sont travaillés sur la base de lectures, de travaux écrits, de séminaires. Enfin, lorsque ces étapes ont été franchies et que l’analyste estime que nous sommes aptes à commencer à exercer, le temps de la supervision est arrivé. Mission d’accompagnement indispensable, la supervision a pour buts d’améliorer l’efficacité du praticien, de professionnaliser toujours davantage sa pratique, et de renforcer la sécurité des patients. Le superviseur stimule le développement de la capacité réflexive du praticien sur sa pratique, lui permet de développer la conscience de sa responsabilité éthique et l'invite à comprendre l’impact des phénomènes de transfert et de contre-transfert sur sa façon d’accompagner les patients. C'est un impératif éthique pour tous les professionnels de la santé et de la relation d'aide.

Vous sentez-vous prêts pour l'exigence ?

N'usurpez pas le titre de psychanalyste. Ne le salissez pas en vous habillant d'un vêtement qui ne vous appartient pas. Ne vous laissez pas leurrer par des promesses de formation rapide, et ne laissez pas votre désir vous leurrer vous-même. Le chemin qui mène à occuper le fauteuil de l'analyste est d'une grande exigence ; acceptez qu'il faille beaucoup de temps, de travail, d'abnégation, d'humilité. Si vous souhaitez que nous échangions à propos de votre projet professionnel, appelez-moi ou écrivez-moi. J'ai à coeur de transmettre et je suis à votre écoute.

pour accéder aux programmes de l'accompagnement au "devenir psychanalyste", C'est ICI.